Anne Robert est une violoniste québécoise, chambriste et pédagogue surtout connue comme fondatrice du Trio Hochelaga et pour ses douze années au sein de l’Orchestre symphonique de Montréal. Formée à Montréal, Londres et aux États-Unis, elle a construit une carrière qui relie pratique orchestrale, musique de chambre, enseignement supérieur et diffusion d’un répertoire français parfois méconnu.
Active depuis plusieurs décennies, elle demeure étroitement associée à la vie musicale montréalaise. Son parcours comprend également un rôle fondateur à l’Orchestre Métropolitain, une importante discographie, des tournées internationales et une activité pédagogique durable au Conservatoire de musique de Montréal.
Anne Robert en bref
| Information | Détail |
|---|---|
| Nom | Anne Robert |
| Profession | Violoniste, chambriste et pédagogue |
| Nationalité | Canadienne, québécoise |
| Instrument | Violon |
| Formation principale | Conservatoire de musique de Montréal, Royal Academy of Music, Indiana University |
| Professeurs | Taras Gabora, Manoug Parikian, Josef Gingold |
| Orchestre symphonique de Montréal | Premier violon de 1985 à 1997 |
| Orchestre Métropolitain | Membre fondatrice et deuxième violon-solo au début des années 1980 |
| Trio Hochelaga | Fondé en 2000 |
| Enseignement | Conservatoire de musique de Montréal, notamment |
| Discographie | Plus de 40 enregistrements selon ses biographies professionnelles récentes |
| Connue pour | Trio Hochelaga, OSM, musique de chambre, enseignement du violon |
Qui est Anne Robert ?
Anne Robert appartient à une génération de musiciens québécois dont la carrière s’est développée à la fois dans les grands orchestres et dans la musique de chambre. Son nom est particulièrement lié au Trio Hochelaga, ensemble avec piano qu’elle a fondé à Montréal en 2000 et qui s’est produit au Canada comme à l’étranger.
Avant de privilégier davantage la musique de chambre et l’enseignement, elle avait déjà acquis une solide expérience orchestrale. Elle a notamment été membre fondatrice de l’Orchestre Métropolitain, puis premier violon de l’Orchestre symphonique de Montréal pendant douze ans.
Cette double expérience constitue une clé importante pour comprendre son parcours. Anne Robert n’est pas seulement interprète : elle a aussi consacré une part importante de sa carrière à la transmission, à la formation de jeunes instrumentistes et au développement de projets musicaux de longue durée.
Une formation musicale entre Montréal, Londres et les États-Unis
La formation d’Anne Robert commence au Conservatoire de musique du Québec à Montréal, où elle étudie le violon auprès de Taras Gabora. Elle y obtient des Premiers Prix en violon et en musique de chambre avec une très grande distinction.
Elle poursuit ensuite ses études à la Royal Academy of Music de Londres auprès de Manoug Parikian. Elle y obtient un Recital Diploma, formation orientée vers l’interprétation de haut niveau.
Son perfectionnement se poursuit aux États-Unis à Indiana University, où elle travaille avec le célèbre pédagogue Josef Gingold et obtient un Artist Diploma.
Sa formation en musique de chambre l’amène également à côtoyer des figures importantes de l’enseignement musical international comme Menahem Pressler, János Starker et György Sebők. Cette diversité de maîtres explique en partie la place centrale que la musique de chambre occupera ensuite dans sa carrière.
Ses débuts professionnels avec l’Orchestre Métropolitain
Au début des années 1980, Anne Robert participe aux premières années de l’Orchestre Métropolitain de Montréal. Elle est identifiée comme l’une des membres fondatrices de l’ensemble et occupe le poste de deuxième violon-solo entre 1981 et 1985.
Cette période précède immédiatement son entrée à l’Orchestre symphonique de Montréal et montre que sa carrière orchestrale était déjà solidement engagée.
Elle a également occupé des fonctions de violon-solo auprès d’autres ensembles, notamment les orchestres symphoniques de Trois-Rivières et de Laval. Ses biographies professionnelles mentionnent aussi un poste de violon-solo associé à la Philharmonie de Bergen, en Norvège.
Ces expériences lui donnent très tôt une pratique variée : orchestre symphonique, responsabilités de pupitre, collaborations internationales et activité de soliste.
Douze années à l’Orchestre symphonique de Montréal
L’une des étapes les plus importantes de son parcours commence en 1985, lorsqu’Anne Robert rejoint les premiers violons de l’Orchestre symphonique de Montréal. Elle y reste jusqu’en 1997, soit douze années.
Cette période correspond à une époque particulièrement visible de l’OSM sur la scène internationale. Sous la direction de Charles Dutoit, l’orchestre développe une importante activité de concerts, de tournées et d’enregistrements.
Anne Robert ne se limite pas à son rôle au sein du pupitre. Elle se produit également comme soliste avec l’orchestre, notamment sous la direction de Dutoit.
Son passage à l’OSM constitue ainsi bien davantage qu’une simple ligne dans sa biographie. Il représente le socle orchestral d’une carrière qui s’orientera ensuite plus fortement vers la musique de chambre, l’enseignement et les projets artistiques indépendants.
Pourquoi Anne Robert a-t-elle fondé le Trio Hochelaga ?
En 2000, Anne Robert fonde à Montréal le Trio Hochelaga, ensemble consacré au répertoire pour violon, violoncelle et piano.
Le trio devient progressivement le projet le plus étroitement associé à son nom. Il développe une activité internationale comprenant des centaines de concerts au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie.
L’ensemble s’est produit dans des salles et lieux musicaux reconnus, dont le Wigmore Hall de Londres et le Sumida Triphony Hall de Tokyo. Son activité ne repose toutefois pas uniquement sur les grands classiques du répertoire.
Le Trio Hochelaga s’est aussi fait remarquer par son intérêt pour des œuvres françaises ou francophones moins souvent programmées. Cette orientation lui a permis de défendre des compositeurs tels que Théodore Dubois, Jean Huré, Sylvio Lazzari ou Georges Migot aux côtés de noms plus connus.
Cette démarche constitue l’un des aspects les plus distinctifs du parcours artistique d’Anne Robert : interpréter le grand répertoire tout en redonnant une place à des œuvres moins diffusées.
Le Triple Concerto de Jacques Hétu, une œuvre liée au Trio Hochelaga
L’un des jalons majeurs de l’histoire du Trio Hochelaga est sa relation avec le compositeur québécois Jacques Hétu.
En 2003, le Trio participe avec l’Orchestre symphonique de Montréal à la création du Triple Concerto de Hétu, une œuvre écrite pour violon, violoncelle, piano et orchestre.
Ce projet occupe une place particulière dans le parcours d’Anne Robert puisqu’il relie plusieurs dimensions de sa carrière : son expérience au sein de l’OSM, son engagement dans la musique de chambre et sa volonté de promouvoir la création canadienne.
Plus de vingt ans plus tard, l’œuvre reste associée à l’identité du Trio Hochelaga. Elle a notamment été reprise en 2026 avec l’Orchestre Métropolitain à la Maison symphonique de Montréal.
Anne Robert constitue alors le lien direct avec la formation originale qui avait participé à la naissance de l’œuvre.
Une discographie de plus de quarante enregistrements
La carrière d’Anne Robert comprend une importante activité discographique. Ses biographies professionnelles récentes font état de plus de quarante enregistrements.
Une partie de cette discographie témoigne d’un intérêt particulier pour la musique française et postromantique. Le Trio Hochelaga a notamment contribué à faire connaître des pages peu enregistrées du répertoire de musique de chambre.
Un enregistrement consacré aux trios de Gabriel Pierné et Gabriel Fauré a notamment reçu un « Choc » du magazine Le Monde de la musique.
Cette activité discographique complète logiquement le travail de concert du trio : il ne s’agit pas seulement d’interpréter des œuvres rarement entendues en salle, mais aussi de leur donner une existence durable au disque.
Anne Robert est aussi une pédagogue reconnue
Parallèlement à sa carrière d’interprète, Anne Robert a développé une importante activité d’enseignement.
Elle est étroitement liée au Conservatoire de musique de Montréal, où elle forme des violonistes appelés à poursuivre leurs études supérieures ou une carrière professionnelle.
Son expérience de pédagogue repose sur un parcours particulièrement complet : formation internationale, pratique orchestrale de haut niveau, activité de soliste et plusieurs décennies de musique de chambre.
Elle a également participé à des jurys de concours, notamment au Concours musical international de Montréal et au Concours international Tibor Varga en Suisse.
À cela s’ajoutent des classes de maître et des sessions de formation dans différentes institutions. En 2026, elle figurait encore parmi les professeurs invités de l’Académie Orford Musique, confirmant la continuité de son activité pédagogique.
Un rôle de directrice artistique et de passeuse musicale
La carrière d’Anne Robert ne se résume pas à l’interprétation et à l’enseignement. Elle a également exercé des responsabilités de programmation.
Elle a été directrice artistique du Festival musical d’été de la Maison Trestler pendant sept ans. Cette fonction lui permettait de participer non seulement aux concerts, mais aussi au choix des artistes, des programmes et des orientations musicales.
Ce type de responsabilité complète son profil de musicienne. Au fil des années, elle s’est positionnée à plusieurs endroits de la chaîne musicale : interprétation, formation, diffusion, programmation et création de projets collectifs.
Continuum et Maestria, entre musique et sensibilisation à la santé
Une autre facette de son parcours apparaît au début des années 2010 avec le projet Continuum.
Anne Robert développe cette initiative avec le chirurgien et pianiste Alain Gagnon, dans le cadre d’un projet soutenu par le CHUM et sa fondation. Leur collaboration naît d’un contexte médical personnel avant de se transformer en initiative musicale destinée notamment à sensibiliser le public aux cancers présentant une composante héréditaire.
Le projet donnera ensuite lieu à d’autres activités, notamment sous le nom Maestria.
Cette collaboration a parfois été mal interprétée sur certaines pages secondaires. Les informations publiques disponibles présentent Alain Gagnon comme chirurgien, collaborateur musical et ami d’Anne Robert. Rien ne permet de l’identifier de manière fiable comme son conjoint.
Anne Robert est-elle mariée et a-t-elle des enfants ?
La vie familiale d’Anne Robert est très peu documentée publiquement.
Aucune source institutionnelle ou biographique fiable consultée ne permet d’identifier avec certitude un mari, un conjoint ou des enfants. Il serait donc incorrect de présenter des noms ou des liens familiaux comme établis à partir de simples rapprochements trouvés en ligne.
Cette absence d’information correspond aussi au profil public de la violoniste. Ses biographies officielles sont presque exclusivement consacrées à sa carrière musicale, à son enseignement et à ses projets artistiques.
Quel âge a Anne Robert ?
L’âge exact d’Anne Robert ne peut pas être établi avec suffisamment de certitude à partir des sources publiques disponibles.
Certaines bases bibliographiques associent une année de naissance à une musicienne portant ce nom, tandis que plusieurs articles de presse publiés à différentes périodes donnent des âges qui ne sont pas compatibles entre eux.
Cette contradiction empêche de retenir une date de naissance comme fait confirmé.
Le lieu exact de sa naissance n’est pas davantage clairement documenté dans ses biographies institutionnelles. Il est donc préférable de ne pas affirmer qu’elle est née à Montréal simplement parce qu’elle y a étudié et développé l’essentiel de sa carrière.
Quel violon joue Anne Robert ?
Les biographies professionnelles récentes indiquent qu’Anne Robert joue sur un violon Carlo Antonio Testore datant de 1736.
Une ancienne présentation institutionnelle mentionnait toutefois l’année 1738. Les sources les plus récentes liées au Trio Hochelaga et à l’Orchestre Métropolitain retiennent 1736.
Cet instrument s’inscrit dans une tradition italienne de lutherie particulièrement recherchée par les musiciens professionnels. Pour Anne Robert, il accompagne une grande partie de son activité de chambriste et de concertiste.
Le Trio Hochelaga reste actif en 2026
Plus de vingt-cinq ans après sa création, le Trio Hochelaga demeure actif.
La formation récente réunit Anne Robert au violon, Dominique Beauséjour-Ostiguy au violoncelle et Dantonio Pisano au piano.
En février 2026, l’ensemble a publié l’album Triade, enregistré au Conservatoire de musique de Montréal. Le programme associe notamment le Trio en sol majeur de Claude Debussy à une œuvre de Dominique Beauséjour-Ostiguy.
Le groupe a également retrouvé le Triple Concerto de Jacques Hétu avec l’Orchestre Métropolitain en avril 2026. D’autres activités ont suivi durant la saison, notamment des présences au Domaine Forget et au Festival de Lanaudière.
Ces projets montrent qu’Anne Robert ne doit pas être considérée uniquement à travers son passage historique à l’OSM. Son activité actuelle reste centrée sur l’interprétation, le Trio Hochelaga et la transmission musicale.
Conclusion
Anne Robert occupe une place singulière dans la musique classique québécoise par la diversité et la continuité de son parcours. Son passage à l’Orchestre Métropolitain puis à l’Orchestre symphonique de Montréal a précédé la création du Trio Hochelaga, devenu l’un des principaux fils conducteurs de sa carrière.
À cela s’ajoutent plus de quarante enregistrements, plusieurs décennies d’enseignement et un engagement durable en faveur de la musique de chambre. Toujours active en 2026, elle reste avant tout connue comme interprète, fondatrice de projet et pédagogue.
Questions fréquentes sur Anne Robert
Qui est Anne Robert ?
Anne Robert est une violoniste, chambriste et pédagogue québécoise. Elle est notamment connue pour avoir été premier violon de l’Orchestre symphonique de Montréal et pour avoir fondé le Trio Hochelaga en 2000.
Anne Robert a-t-elle joué avec l’Orchestre symphonique de Montréal ?
Oui. Elle a fait partie des premiers violons de l’Orchestre symphonique de Montréal de 1985 à 1997, soit pendant douze ans, et s’y est également produite comme soliste.
Quand Anne Robert a-t-elle fondé le Trio Hochelaga ?
Elle a fondé le Trio Hochelaga à Montréal en 2000. L’ensemble s’est depuis produit au Canada et à l’international et possède une importante discographie.
Quel âge a Anne Robert ?
Son âge exact n’est pas publiquement confirmé de manière suffisamment fiable. Plusieurs sources anciennes fournissent des informations contradictoires, ce qui ne permet pas d’établir une date de naissance certaine.
Où Anne Robert enseigne-t-elle le violon ?
Elle est notamment associée au Conservatoire de musique de Montréal. Elle participe également à des stages, classes de maître et programmes spécialisés comme ceux d’Orford Musique.
Anne Robert est-elle mariée ?
Aucun conjoint ou mari n’est identifié de manière fiable dans les sources publiques de référence. Les informations concernant sa vie familiale restent largement privées.

